L'Attente.

...

J'ai l'impression de me perdre. Mes pieds ne touchent plus terre. Je cherche où m'accrocher, je cherche une racine, quelque chose pour débuter.
Débuter quoi me direz vous ? Débuter mon chemin, commencer ma route, éclairer mes pas. Pour commencer.
Je fais des erreurs, volontaires presque. Je commet des fautes mais aucun regret ne s'élève en moi. Ai-je besoin a ce point de me confronter au plus bas de moi-même ? Ce sentiment d'explorer mes bas-instinct est-il réel ?
En fait, après avoir tant appris, après avoir si vite grandis, après avoir obtenu tant de réponses diverses et lumineuses, me voilà plongé dans un épais brouillard. Je ne discerne plus les formes et les sons. Je ne discerne plus ce qui est juste, ce que je fais réellement, ce que je pense. J'ai cette désagréable impression de recul. Je recul ? Ou bien je prends de la distance ? Aucune réponse.

Le bilan. Le bilan est erroné, déformé par les souvenirs, les attentes, les réussites, les échecs. Je n'arrive pas a faire de bilan correcte. Je n'ai aucune idée de la direction qu'a pris ma route depuis ces quelques années, encore moins depuis ces quelques mois.
Je flotte.
On me dis de me raccrocher. On me dis de me densifier. On me dis de prendre ma place.
Ma place est aujourd'hui dans l'éther, dans l'élévation, dans l'air. Mes pieds ne touche plus le sol, ils sont froids. La Terre m'envoie des signes, elle me fais comprendre que son contact m'est nécessaire. Elle me dis que si je marche sur elle, elle me réchauffera, elle prendra soin de moi. La Terre me dis que j'ai besoin d'elle, que je fais parti d'elle. La Terre est source de ma force, elle nourrit mon âme, grandit mes couleurs, caresse mon corps.
La Terre me porte et je porte la Terre, impossible de m'en défaire. Mais le contact est incomplet, partiel. Je dois renouer avec elle.

J'écoute.
Parfois mon corps me parle, il est dur avec moi. Il semble que je l'écoute mal, je ne comprend pas tout ce qu'il a a me dire... Il me test, je crois.
J'aimerais rentrer en moi. J'aimerais porter, supporter toute l'immensité de ce que je suis. J'aimerais entendre ce que j'ai a dire, j'aimerais libérer les n½uds qui m'empêche d'être ce que je suis. Alors j'écoute...

...

Vous entendez ?
L'Attente.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 10:21

΅ Unisson ΅

΅ Unisson ΅
Et si plus rien n'avait d'importance ?

Et si plus rien n'avait d'importance ? Si tout à coup, en moi, le monde semblait basculer, si les quelques repères qu'il me restes tout à coup s'envolaient ?
Certains jours plus rien n'as le sens qu'on aimerais lui donner. On a beau essayer de se débattre, de croire que certaines choses sont vraies, mais non, on a plus la force de s'accrocher. Quand ces moments surviennent on a plus de poèmes, plus de jolies phrasées pour remettre de l'ordre. Plus aucune ritournelle ne nous viens pour combler les cohortes de doutes et de larmes qui soudain nous envahi comme un plaisir lointain. Cet étrange phénomène qui soudain nous submerge nous font apercevoir ce que j'aimerais appeler le plaisir du désespoir.


Si haut est le ciel qui m'emporte
Et voilà que déjà je me vois plus solide qu'une aurore.
Fidèle est la route qui te porte
Et te voilà vivant, déroulant loin de toi un tapis d'or.

J'ai déjà entendus : Les enfers des promesses
Qui se veulent étendues de tortueuse envies de miel.
Qu'accuse mes sommeils ! Que vibre le couché du ciel
Sauvage, aux mille merveilles qui sommeillait d'un tendre rêve.

Commence un long chemin, sans cesse fleurit de trop attendre
Les aléas, les amour-seuls, les phénomènes de basse engeances.
Suivant le long chemin se déroulant sous mon regard,
Déjà les fils se redessinent au loin dans mon sillage.

Au c½ur un souffle court qui amoncelle les idées
Courbes, trop mal apprises, gorgées de phénomènes innés.
Qui se soumettent a demi mots aux grand tableau qui se dessine.
Quand on en comprend la racine, en toi s'écoule comme un ruisseau.

J'aimerais tant pouvoir écrire le plus merveilleux des hymnes.
Celui que tu aimerais lire, celui qui te rendrais digne.
J'aimerais tant que tu comprenne en quelques vers, en quelques mots
Que le pouvoir du « marche ou crève », tu le détiens déjà.

Se rendre sourd ou bien aveugle quand trop de grâce vous rend souffrant.
Je suis un homme, seul a ses heures, qui cherche en vain la clef des champs.
Comme l'oiseau - Et quelle horreur ! - a qui on a appris qu'a vivre
Je cherche le moyen, ou l'heure, qu'on me laisse enfin virevolter.

Comment survivre a sa prison quand l'architecte est éloigné ?
Quel livre ouvert, quelles leçons pourraient apprendre a s'en moquer ?
Quand dans l'univers une seule place te rendrais digne de grandir,
La place est tienne, tu n'y crois pas, et te voilà ivre de vivre...

Le monde est grand, si merveilleux, qu'ont croirais presque au paradis.
A chaque pas, auda-ci-eux, tu te crois libre de vivre ici.
On a qu'une vie, c'est ce qu'ils disent, ceux qui ne croient vraiment a rien !
On n'a qu'a vivre plus qu'il n'existe le grand barbu a l'air serein.

Et quand le monde caracole, et là déjà tu perd le rythme,
Quand il s'exclame tu reste là a compter tes pertes et tes chiffres.
Quand il s'allonge tu te remet, tu croyais lire entre les lignes ?
Quand tu replonge dans le sommeille, le monde s'éveille sans prévenir.

Si dans ton c½ur il y avais ce métronome de Vérité.
Si dans ce c½ur tous tes repères étaient présents sans fausses idées :
Sans grand mensonges et sans erreurs, mais a quoi bon imaginé ?
Le c½ur entier même invisible n'est destiné qu'a te guider.

Si je pouvais me libérer, sortir d'ici, briser mes chaînes.
Si je savais courir un peu sur ce chemin qui me révèle.
J'entrainerais les quelques fous, les quelques toi, les quelques nous
Dans une grande farandole sans grand témoin, que notre Amour.

Mais a quoi bon chanter les rires quand ils ne guident tes pas
Qu'au travers de tes souvenirs ternies de trop de voyages ?
J'aimerais changer ta destination, te faire entrer a l'unisson
Et ouvrir un instant ton c½ur à la seule équation

De Toi.

# Posté le samedi 29 août 2009 09:45

Modifié le lundi 12 octobre 2009 10:34

΅ Mon Ange ΅

Est-ce que je rêve quand tu me dis un mot si clair que celui-ci ?
Est-ce que je prends trop mes désirs pour du concret, quand tu souris ?
J'aimerais prendre cette affection pour de l'amour, un renouveau.
J'aimerai bien que ton regard plonge dans le mien créant les mots.



Peut-être toi « Soleil brûlant » Peut-être moi « Lune ennemie »
M
oi si serein, peu être trop, toi qui aspire à l'énergie.
J'aimerais bien être celui a qui tu ouvriras la porte.
C
elle de ton c½ur, pouvoir te plaire, être présent à chaque note.


C
'est ta musique qui me séduit, ton alchimie qui rend coupable
Mes r
éactions quand ta présence me démunie face à tes armes.
C
omme le vertige qui paralyse avant un saut vers l'inconnu
Moi, fasciné, je réalise que ta mélodie me rend nu.


Si peu de mots rendent hommage a cette subtile cadence
Q
ui virevolte et s'entrelace, qui donne du c½ur a chaque instant.
T
el une danse ! Tout se déhanche ! Et chaque geste attise la flamme.
De tes couleurs naissent et répandent comme une symphonie de charme.


Comment tenir face à tout ça, face à tes yeux je sens faiblir
M
es certitudes et mes envies de m'en aller loin en exil.
Et ton sourire qui m'illumine ne fait qu'augmenter mes lacunes,
De tout mon être brille Soleil; Fatal pour un rayon de lune.


Vois-tu l'amour dans ses couplets ? Vois-tu la force que tu possèdes ?
Si je pouvais par mon contrôle, pouvoir te plaire, être mon faible
J
e ferais l'Homme et pas l'Enfant, je serais fort et sans attendre
Je garderais ma dignité quand tout de toi me rend si tendre.


Je sais trop bien que ce poème porte des vagues du passé.
Tu as choisi, mots de sirènes, de me stopper sur un rocher.
Sans que l'écume porte rancune j'ai accepté mon devenir
A
ttendant matamorphose, j'ai dessiné mes souvenirs.


Trop de caresses te feraient fuir, trop de douceurs, trop de bienfaits
R
éveilles en toi cette attitude que, dans ton monde, tu dois payer.
Les belles choses, les être dignes qui te donnent sans demander
Te paraissent-êtres chiriques et moi croies-tu m'avoir rêver ?


Tes expériences du passé s'élèvent en toi et s'interposent
Peut-être avec facilité entre les belles et simples choses ?
Q
uand dans ton c½ur tu t'aperçois que ma lumière est agréable
Al
ors tu m'appelles « mon ange » et je souris de cette fable.


Je crois rêver quand tu me dis un mot si clair que celui-ci.
Je crois combler tous mes désirs, être parfait, quand tu souris.
J'aimerais prendre cette attention pour de l'amour, un renouveau.
J'aimerai tant que ton regard plonge dans le mien. Mais sans un mot.
΅ Mon Ange ΅

# Posté le mardi 26 août 2008 17:46

Modifié le vendredi 15 mai 2009 22:23